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Mon précieux maquillage

Mon précieux maquillage - Diana Shuman

J’avais une trousse de maquillage qui contenait absolument tout ce qu’une femme peut rêver en rouge à lèvres, fards à paupières, ou encore, en fond de teint. J’avais un assortiment de couleurs incroyable, que j’avais réussi à réunir au fil des années. Quand j’ai oublié cette pochette où tout était rangé, et c’était dans la chambre d’un hôtel en Thaïlande, j’étais très déçue. Je devais tout recommencer depuis le début. J’ai pensé à demander aux employés de l’hôtel de me renvoyer ce que j’avais oublié. Mais l’envoi dans mon pays risquait d’être trop onéreux. J’ai songé à Margot, qui passait par cette ville thaïlandaise. Elle pouvait essayer de me récupérer mon petit bagage. Je lui ai envoyé un message. J’expliquais la situation dans laquelle j’étais, et je lui donnais des détails, comme l’adresse de l’établissement hôtelier et le nom de son directeur. Je n’eus pas de réponse à mon message dans l’immédiat.

Je suis revenue un mardi soir, et dès le lendemain, j’avais un rendez-vous avec une entreprise de décontamination moisissures Terrebonne. J’ai pris mon téléphone cellulaire, comme toujours, mais je ne me suis pas aperçue qu’il n’était pas assez chargé. Il s’est éteint alors que Margot m’appelait. Je pensais qu’elle voulait m’entretenir de ses souvenirs de vacances et que nous pourrions parler de ce que nous avions fait, dans le même pays et au même moment de l’année. Elle était partie en déplacement professionnel alors que j’avais préparé ce voyage pour me détendre. J’ai fait un détour par son appartement, plutôt que de passer chez moi pour prendre mon chargeur de téléphone. Mon amie avait une surprise pour moi. Elle avait réussi à récupérer mon maquillage.

J’étais si contente, que je lui ai promis qu’elle pouvait me demander tout ce qu’elle voulait comme service. Elle m’a alors expliqué qu’elle avait un autre déplacement, dans un pays en Europe, et qu’elle aurait apprécié que j’arrose ses plantes pendant son absence. Elle n’habite pas très loin de chez moi, j’ai accepté. Je ne pensais pas, à ce moment-là, qu’elle resterait plusieurs mois à régler des dossiers entre l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne. Quand elle est revenue, elle est passée un vendredi soir pour me déposer quelques cadeaux qu’elle m’avait choisis lors de ses voyages. J’eus des gants en peau italiens, des chopes en porcelaine, de Bavière, deux vestes d’un créateur de Barcelone. C’était plus que je le méritais, car j’avais arrosé ses plantes parce que je lui devais un service.

 

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Femme, à la fois de tête et de cœur, qui aime discuter de tout et de rien, de l’exceptionnel et de l’ordinaire, du blanc et du noir et pourquoi pas de toutes les nuances entre les deux ! Voilà donc, c’est ce dont j’ai envie de vous livrer de moi.